LSSDT

Le Sacre Sinfonie. Franco Battiato est un peu le Alain Chamfort italien, en très raffiné, avec une émission flûtée de la voix, sans donc les acrobaties vocales de Mina, et sans son potentiel. Les  mélodies de Battiato sont délicieuses, et les orchestrations extrêmement délicates. Il élabore, disque après disque, une chanson poétique, avec des textes exigeants,  assez rare en Italie, et qui est plutôt une tradition française dont les meilleurs fleurons sont incontestablement Léo Ferré et Barbara. Le Sacre Sinfonie est la chanson qui signe mes pleurs, fleure le parfum doux-amer, non seulement des seules amours  qu’aura connues ma vie, mais surtout de celles dont j’ai eu l’immédiate prescience, qu’elles seraient les premières et les dernières…  « Amours » au féminin pluriel étant à entendre au masculin très singulier. Amours  les plus belles, les plus éternelles, les plus spirituelles. L’amour charnel a de ce fait, et par la suite, perdu tout  sens. Abstinence et chasteté. Déviation suprême et  hérésie pour nos consoeurs racialistes,  sans doute aussi une question de génération. Faire l’amour sans amour, dépassé un certain âge,  dépassant   l’absurde. Le bleu grisé de certaines pupilles, la courbe des pavillons d’oreilles,  que j’ai tant chéries sont inscrits pour toujours. L’amour empruntant bizarrement ces mêmes mots que l’on utilise au sujet de la mort.  Amours non partagées, comme il se doit, les plus désespérées, et bien sûr, les plus inamovibles. Cet amour-là, absolu, précis, reste un mystère insondable. Enfin, soyons lucide, j’ai provoqué l’effroi, et, misère, j’ aurais donc fait fuir tout celles et ceux que j’aurais approchés de trop près. A leur tour, dans la logique des choses, les gens m’effrayent, leur intimité charnelle ou psychique, je ne fais plus que les effleurer, désormais, cela évite quelques étincelles, qu’on laisse tranquilles les muqueuses de l’âme puisqu’elles sont insatiables ! Aimer à nouveau, n’en parlons pas, j’ai assez de mes souvenirs et de mes amours secrètes, même s’il reste difficile de songer que je ne reverrai plus jamais, du moins sur ce plan, quelques personnes choyées en mon coeur. En ce qui concerne « l’autre » plan, ne dit-on pas « A Dieu » ? Chacun traite avec ses invisibles qui cheminent encore sur  Terre, comme avec ses propres illuminés  passés de l’autre côté du miroir : en les aimant en silence. Que peut-on faire d’autre ?

Profil sublime d’Homme priant ,
déniché, et prélevé sur la Toile, pas tout à fait
par hasard…

                                                                                 

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